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Sur le vif...

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  Affiche de l'Ordre Sith
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"Cockpits en bois", par Stéphane Portasseau

Photo de Stéphane Portassau

Le fanfilm était déjà bien avancé lorsqu'il fut décidé qu'un cockpit serait construit pour faciliter le tournage des séquences avec les acteurs. A la relecture du script, il devint évident qu'un seul cockpit ne suffirait pas en raison du nombre de vaisseaux concernés.

Fort de ma passion pour l'aéronautique et mes connaissances en matière d'avions et de leurs intérieurs, la tache me sembla facilement réalisable.

N'ayant pas de plan de référence pour préparer la construction, j'ai dû extrapoler les dimensions et les aménagements en fonction des superbes modèles 3D utilisés pour les séquences « extérieurs ».

Vues 3D du modèle virtuel de chasseur Jedi

Une nouvelle contrainte apparu à ce moment là. Les designers des vaisseaux n'avaient visiblement pas pris la peine de se pencher sérieusement sur l'habitabilité de leurs engins. Des incohérences rendaient l'aménagement et le placement des pilotes fort difficile.

Ayant besoin de me représenter en 3D réelle ce à quoi le décor pourrait ressembler, je commençais par la réalisation d'un maquette en carton, avec déjà la possibilité de la moduler pour figurer différents cockpits.

Vue de droite de la maquette de cockpit du E-Wing
Vue de face de la maquette de cockpit du E-Wing

Cette maquette servit d'ailleurs lors d'une réunion pour recentrer précisément les besoins en termes d'angle de caméra et de profondeur de champ. Cela précisa le cahier des charges qui prit en compte les contraintes apparues depuis le début du projet.

L'énorme contrainte qui s'ajouta, fut que l'ensemble du décor devait être démontable et transportable vers le lieu de tournage. Il devait pouvoir tenir dans un véhicule léger et donc les pièces se devaient d'être d'assez petite taille tout en restant d'un nombre restreint. Je pensais alors construire une base commune modulable à l'ensemble des cockpits nécessaires au tournage.

Cette difficulté me conduisit à abandonner une partie des cockpits prévus car trop de différences entre eux obligeaient à construire un trop grand nombre de pièces.

Dessin préparatoire

Le budget étant ce qu'il était, la grande majorité des matériaux utilisés dans la construction furent issus de la récupération. C'est ainsi que Lionel Bougaud devint le fournisseur officiel des cockpits.

Les priorités de fabrications s'affinèrent pour ne garder seulement que deux cockpits, ceux du E-Wing et du Master Jedi. Malheureusement, j'arrivais vite à la conclusion que des premières esquisses et croquis préparatoires à la réalisation, les contraintes allaient être telles qu'il ne me serait pas possible de suivre un plan précis. Car une nouvelle difficulté était apparue avec la récupération des matériaux chez Lionel. J'allais devoir composer avec la taille des articles disponibles.

Une phase de découragement s'en suivit devant l'ampleur de la tache et la succession des difficultés. La date du tournage arrivait, et je me devais de faire quelque chose. Ayant choisi de ne fabriquer un siège commun au deux cockpits, je commençais donc par cette partie assez facile à construire. Seuls les appuis-têtes seraient différents afin de respecter et de figurer la différence des vaisseaux.

Siège brut sans commandes

En quelques coups de scie et de tours de vis, le siège fut assemblé et le rendu me paraissant satisfaisant, je m'attaquais aux banquettes latérales qui - même s'il n'était pas prévu de les voir - permettraient de supporter le manche et la manette des gaz. Ces éléments devaient permettre aux acteurs de mieux « ressentir » leur appareil et de mieux s'immerger dans leur rôle de pilote que s'ils avaient eu seulement à s'asseoir et faire semblant de manier les commandes.

Siège brut avec commandes

L'aspect « bon de guerre » de cet ensemble siège-banquettes, me redonnant du baume au coeur, je m'attaquais alors au cockpit du Master Jedi puisqu'il avait été fixé comme prioritaire dans l'ordre des besoins.

Je dois avouer que j'ai perdu beaucoup de temps à faire correspondre les nécessités de ressemblance entre le modèle 3D et le décor en ayant toujours à concilier les impératifs de modularité, de démontage facile et de transportabilité.

Surtout que je devais faire avec ce que j'avais, tant en matière première (heureusement abondante) mais aussi en terme d'outillage et de place pour bricoler.

Et puis autre souci se posait: ma taille. Etant plutôt grand, difficile sans plans de faire un décor où devaient s'installer des personnes de taille normale. Que d'heures passées à calculer les proportions convenables ! « Ces cockpits n'ont pas été prévu pour des Wookie ».

Cyril à la peinture

Cyril Astolfi me fut d'un grand secours et réconfort car il m'allégea de la partie peinture des éléments et je pouvais ainsi me concentrer sur les découpes et l'assemblage. Ses encouragements me remontèrent aussi le moral puisque passionné tout comme moi d'aviation, il était à même d'apprécier et de critiquer de façon constructive les options que j'avais choisies pour la construction.

Une fois le premier cockpit terminé, le deuxième suivit le même schéma entre modularité, ressemblance, capacité à être démontable et rentabilisation des matériaux disponibles. Il me faut remercier de nouveau Lionel, qui grâce aux éléments de renfort des palettes en carton, rendit possible la résolution de bien des problèmes liés aux contraintes de ces décors.

Stéphane et Cyril au travail

A mon grand soulagement, l'aspect final des deux cockpits sembla être accepté lors du montage le jour du tournage. Même si le fait d'avoir bricolé ce décor dans ma cave avec son sol inégal nous donna des fortes suées lors de l'assemblage dans le studio de Vidéon.

L'équipe pendant le tournage

Thomas, le jour du tournage
Stéphane, le jour du tournage

En conclusion, la construction des cockpits fut un challenge permanent puisque j'ai dû jongler constamment avec toutes les contraintes inhérentes au projet lui-même. Avec le recul, je pense que c'est assez symbolique de ce tournage, puisque nous sommes tous des amateurs sur ce fanfilm et que nous n'avons pas les moyens d'une superproduction.

A l'image de toutes les personnes impliquées dans l'Ordre Sith, on donne et on a donné plus que notre temps libre, il y a aussi notre passion et notre goût de l'aventure. Ce n'est peut-être pas comparable à une escalade de l'Himalaya ou à la traversé d'un océan, mais cela reste et restera une très beau passage de notre vie, avec ses joies, ses peines, ses engueulades et autres prises de têtes.

Mais au final, je pense que ce qui restera de tout cela, c'est une très belle histoire dont on peut tous être très fier.



Le cockpit a été testé dans les conditions les
    plus difficiles
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