Haut logo
Haut gauche logo Retour à l'accueil Image haut droit
Image de gauche du menu

Carré menu

Coin supérieur gauche

Coin supérieur droit du menu

 

 

 

Bas du menu

Côté droit du menu
Bas du menu
 

Sous-Menu Post-production

Coin supérieur gauche

Post-production

Sur le vif...

Sur le vif...

  Affiche de l'Ordre Sith
Image bannière

La post-synchronisation

Dans le milieu professionnel, chaque film passe par une phase de post-synchronisation qui diffère suivant les types de tournages. Pour les films tournés en pellicules, donc dépourvus de son, le son est prit sur une DAT avant d'être re-synchronisé après. Dans notre cas, les raisons étaient tout autres.

La phase de post-synchronisation a donc pour but d'enregistrer les voix des acteurs en studio dans le but de corriger les bruits parasites de la bande originale. Cette nouvelle bande son est ensuite re-synchronisée avec l'image filmée.

Les séquences du fanfilm ont été tournées soit en décors naturels, soit en studios. Certaines de ces séquences, plus anciennes, ont été filmé avec comme source audio le micro de la camera. Résultat : l'ensemble des bruits propres à l'environnement s'imprime sur la cassette, souvent au détriment des voix des acteurs. Que dirait le spectateur en voyant quatre Jedi parler d'un point clé de l'intrigue du film mais n'ayant comme son que le brouhaha d'une cascade avoisinante ? Pour corriger cela, et améliorer de surcroît la prestation de l'acteur, il a fallut redoubler les voix de la plupart des acteurs du fanfilm : ce fut, pour l'équipe du film, sa phase de post-synchronisation.

Une séance de post-synchronisation chez
    Mikrosimage

Pour ce faire, le fanfilm a joué de chance, une fois de plus. L'appartenance de Rémi à la société de post-production Mikrosimage nous a permis de bénéficier de leurs studios à Paris. De plus, les connaissances de Rémi ont aussi ouvert les portes du lycée de Valenciennes qui bénéficient aussi de ses cabines de doublage. Ainsi, au cours des années de réalisation du fanfilm, des séances de post-synchronisations se sont organisées pour doubler les acteurs.

Comment fonctionne une telle séance ? Le principe est assez simple. Pour travailler le technicien dispose de deux cabines :

  • Une cabine totalement insonorisée, bloquant les parasites et l'écho des voix ;
  • Une régie technique avec ses tables de mixages et ses ordinateurs équipés de logiciels prévus spécifiquement pour le doublage.
Ludovic en cours de post-synchronisation

Dans la cabine insonorisée se place l'acteur. Il est seul, face à un microphone. Un moniteur de contrôle relié a la régie diffuse les images du film afin d'aider l'acteur à se caler sur le mouvement de ses lèvres. Armé de son casque, l'acteur peut ainsi lire son texte en se concentrant spécifiquement sur son intonation.


Le technicien dans la régie

Dans la régie, l'opérateur son importe la piste a doubler dans le logiciel (ex : Protools). Il crée alors un certain nombre de pistes audio informatique destinées à recevoir la nouvelle voix. Il communique avec l'acteur via le casque de ce dernier et lui donne l'ensemble des indications nécessaires au bon déroulement des événements.

Quand tout est prêt, acteur et opérateur, le processus est lancé :

  • L'opérateur repasse les images de la séquence à
      doubler par l'acteur L'opérateur diffuse l'extrait du film en envoyant le son dans le casque de l'acteur. L'acteur peut alors réentendre le son de la séquence originale ;
  • Après cela, l'opérateur repasse le film mais cette fois, l'acteur reprend sa phrase dans le micro. Au niveau de cette seconde diffusion, l'acteur est libre de laisser sa voix d'origine défiler dans le casque ou de la faire couper dés qu'il commence sa réplique. L'acteur doit donc redire son texte en essayant de garder le même rythme que celui de la bande originale.
Séance de post-synchronisation à Valenciennes

Une fois que l'acteur a redit sa phrase, l'opérateur a sur son écran une séquence audio qu'il doit alors caler en fonction de la phrase originale. Pour l'aider, il dispose d'un certains nombre d'outils informatiques tel que le « fondu » (la nouvelle réplique commence basse et s'amplifie au début de la séquence) ou le « stretch », pour distendre le son (cette fonction permet à l'opérateur de réduire ou d'augmenter légèrement la vitesse de la réplique sans toucher à la voie de l'acteur).

Patrice en cours de post-synchronisation

Cette opération se répète, phrase par phrase, acteur par acteur jusqu'à ce que l'on arrive au résultat escompté. Une fois que toutes les phrases sont enregistrées, l'opérateur va devoir écouter une àune les bandes et donner à la nouvelle bande son la dimension épique du projet (éloignement, chuchotement, déformation de voix, etc.).

Cette nouvelle bande sonore épurée se verra alors intégrée aux images originales. La place est cédée aux personnes chargées de mettre du son sur tout cela, puis de la musique.

Valid HTML 4.01!Valid CSS!